Actualité - 01/04/2025

Les traitements récents, tels que les analogues du GLP-1 (glucagon-like peptide-1), comme le Wegovy (semaglutide) ou le Mounjaro (tirzepatide), agissent en imitant des hormones naturelles qui régulent l'appétit et la glycémie, aidant ainsi les patients à réduire leur consommation calorique et à perdre du poids.

Qui Peut Bénéficier de Ces Traitements ?

Selon les recommandations de l’HAS, ces médicaments sont généralement prescrits aux patients ayant un IMC supérieur ou égal à 35 kg/m², ou à partir de 30 kg/m² en présence de comorbidités telles que le diabète de type 2 après l’échec d’une prise en charge nutritionnelle, combinée à un régime hypercalorique et une activité physique. Ils constituent une alternative pour les patients qui ne sont pas éligibles à la chirurgie (pour des raisons médicales) ou qui préfèrent éviter la chirurgie bariatrique.

Qui peut les prescrire / comment sont-ils administrés?

Ces médicaments doivent être prescrits par un endocrinologue, diabétologue ou un médecin nutritionniste.

La prise de ce médicament se fait par injection par voie sous cutanée une fois par semaine pour la plupart.

Quels résultats ?

Les études cliniques montrent une perte de poids moyenne de 15 à 20 % du poids corporel en un an avec ces traitements (contre 25% à 35% pour la chirurgie bariatrique).

Quel suivi médical ?

Ces médicaments demandent un suivi médical multi pluridisciplinaire comme avec la chirurgie bariatrique. Ils peuvent entrainer une perte de poids importante au niveau de la masse maigre (muscles) ce qui dans le temps peut avoir un effet sur la densité osseuse. Ils doivent être associés à une alimentation hyper protéinée et un activité physique régulière pour limiter la perte musculaire.

Comme tout traitement, ces médicaments peuvent entraîner des effets secondaires, principalement gastro-intestinaux (nausées, vomissements, diarrhées) mais également des cas de gastroparésie (une paralysie partielle de l’estomac), des pancréatites, de dépression et d’autres risques encore peu connus tels que le cancer de la thyroïde.

Une surveillance médicale étroite est essentielle pour garantir leur efficacité et leur tolérance.

Quelle est la durée du traitement ?

A ce jour, les données disponibles ne permettent pas de déterminer si l’utilisation des analogues du GLP-1 doit être poursuivie à vie pour maintenir des résultats durables. Cette incertitude souligne l’importance de recherches complémentaires pour évaluer les effets à long terme de ces traitements, ainsi que leur impact sur la qualité de vie et les risques potentiels liés à un usage prolongé.

 

♦ Pour contacter et prendre rendez-vous avec le Dr. Bruto Randone, Chirurgien Viscéral Digestif et Bariatrique à la Clinique Internationale du Parc Monceau, 21 Rue de Chazelles, 75017 Paris, France, ou à la Clinique Bizet, 23 Rue Georges Bizet, 75116 Paris, France, cliquez sur Contact